20 novembre 2009

La fiche du panier

Gratin de chou farci parfumé à la menthe

INGREDIENTS : pour 6 personne(s): 1 beau chou vert avec de belles feuilles, 500 gr de viande haché, 300 gr de riz parfumé (basmati), 1 oignon, 4 gousses d'ail, Une poigné de menthe séchée, 200 gr de fromage rapée, 2 cuillère à soupe d'huile, Sel et poivre, 1 cuillère à café de cumin, 1 cuillère à café de cannelle. Une béchamel : 200 cl de lait, 50 gr de beurre, 3 cuillères à café de farine.

PREPARATION : Jeter les quelques feuilles supérieures du chou qui seront trop dures à cuire et manquent de goût. Couper une à une l'ensemble des feuilles du chou et les mettre à blanchir dans un grand récipient d'eau salée bouillante. 15 mn de cuisson. Verser le chou dans une passoir et laisser refroidir de côté. Dans un autre récipient ou le même , faite cuire le riz 15 mn dans une eau salée. Réservez. Hacher l'oignon et le faire revenir dans une poêle avec 2 cuillères à soupe d'huile, lorsque l'oignon commence à peine à roussir, y jeter la viande par petits morceaux de sorte que la viande reste hachée, remuer sans arrêt, jusqu'à ce que la viande cuise, à ce moment rapper par dessus l'ail, rajouter le sel, le poivre, le cumin et la cannelle, remuer vigoureusement et eteindre le feu 1 à 2 fois. A la viande cuite ci-dessus rajouter le riz et la menthe séchée ( que l'on aura réduit à l'état de poudre, par exemple en l'écrasant fortement dans la paume des mains) mélanger correctement et laisser les gout se mélanger quelques instants. Préparer la béchamel : Faire fondre le beurre dans une casserole, ajouter la farine et laisser légèrement roussir, mettre le lait, remuer jusqu'à ce que l'ensemble commence à s'épaissir, ne pas oublier de saler ! Sur la table, étaler une feuille de chou, (il vaut mieux enlever le "tronc de la feuille"c'est la tige supérieur de la feuille qui reste rigide), prendre une cuillère à soupe de préparation (farce si vous voulez), plier la feuille comme un mouchoir et déposer ce petit paquet dans un plat à four. Faire la même chose avec les autres feuilles, bien serrer les feuilles de chou farcis les unes aux autres, jusqu'à remplir le plat, étalez par dessus la béchamel, saupoudrer d'autant de fromage rapée que notre raison voudra bien (!) et mettre au four pour gratiner une petite demi heure.

chou                            Panier

    * CAROTTES * CHOU * MESCLUN * BETTERAVES CUITES *

                    Le plus du grand

           * RADIS ROSE * CELERI-BRANCHE *


Identité nationale

507px_France_Flag_Map_svg"Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L'élément décisif pour moi, c'est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l'histoire de France à partir de l'accession d'un roi chrétien qui porte le nom des Francs". DE GAULLE

"«J'ai connu une époque où l'identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les États. On sait quels désastres en résultèrent.» CLAUDE LEVI-STRAUSS

"C'est la différence des cultures qui rend leur rencontre féconde. Or ce jeu en commun entraîne leur uniformisation progressive : les bénéfices que les cultures retirent de ces contacts proviennent largement de leurs écarts qualitatifs ; mais au cours de ces échanges, ces écarts diminuent jusqu'à s'abolir.

N'est-ce pas ce à quoi nous assistons aujourd'hui ? Soit dit en passant, cette idée que, dans leur évolution, les cultures tendent vers une entropie croissante qui résulte de leur mélange (...) vient en droite ligne de Gobineau, dénoncé par ailleurs comme un père du racisme. Ce qui montre bien le désordre qui règne actuellement dans les esprits. (...)

Que conclure de tout cela, sinon qu'il est souhaitable que les cultures se maintiennent diverses, ou qu'elles se renouvellent dans la diversité ?

Seulement il faut consentir à en payer le prix : à savoir, que des cultures attachées chacune à un style de vie, à un système de valeurs, veillent sur leurs particularismes ; et que cette disposition est saine, nullement - comme on voudrait nous le faire croire - pathologique.

Chaque culture se développe grâce à ses échanges avec d'autres cultures. Mais il faut que chacune y mette une certaine résistance, sinon, très vite, elle n'aurait plus rien qui lui appartienne en propre à échanger. L'absence et l'excès de communication ont l'un et l'autre leur danger."

CLAUDE LEVI-STRAUSS, De près et de loin, éd. Odile Jacob, 1988, p. 206-207.

Ce que nous prenons pour "notre" histoire résulte, nous l'avons vu, d'une manipulation du passé par les élites au service, ou à l'appui, des différents pouvoirs. Une historiographie apologétique de l'Etat et d'un "génie français" hors normes sous-tendait l'imaginaire national construit par la Troisième République.Distanciée, aujord'hui, comme "roman national", cette histoire n'en demeure pas moins prescrite dans les programmes du collège, étape décisive de la scolarité obligatoire. Les instructions officielles présentent le découpage traditionnel, qui remonte à 1802*, comme une histoire "patrimoniale", qui serait tout à la fois mémoire collective, mémoire nationale, mémoire partagée. Ce qui est faux, puisque le récit de la France-Gaule méconnait l'histoire des trois quarts des Français, qu'ils soient corses, alsaciens, juifs ou arabes, petits enfants d'immigrés et/ou d'anciens colonisés. (...).

La culture républicaine, façonnée avant 1914, est aujourd'hui obsolète. Les Français du XXIe siècle ont à inventer une francité nouvelle, plurielle, métissée, généreuse, ouverte sur l'avenir".

SUZANNE CITRON, historienne, extraite du "Mythe national", page 307, éd. 2008 .

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